La méthode de culture au Domaine est raisonnée. C’est parce qu’il est présent tout au long de l’année dans ses parcelles que Raphaël peut adapter sa culture avec une méthode basée sur l’observation avant toute intervention.
Pour que le terroir se révèle dans le vin, il faut un sol en activité, qui respire. Ainsi, à l’automne, un labour en profondeur est réalisé pour aider la vigne à se nourrir des spécificités du sol. Aucun engrais chimique n’est apporté dans les vignes, un amendement organique est effectué seulement en cas de carence observée après une analyse de sol.
Toujours en recherche de qualité, la taille pratiquée est le guyot simple à plat, pour une production maitrisée.
Pour les plantations et remplacement des pieds morts, Raphaël sélectionne des plants qualitatifs avec des porte greffes adaptés au sol caillouteux riche en calcaire.
La protection du vignoble contre les maladies et insectes n’est pas systématique, elle est raisonnée et adaptée au plus juste après une observation minutieuse de chaque parcelle.

Pour les vendanges, aboutissement de l’année de travail, le choix de la récolte mécanique a été fait pour sa souplesse dans l’organisation : la machine présente l’avantage de récolter les raisins de chaque parcelle à leur maturité optimum. En année de canicule, elle permet de récolter à la fraicheur de la nuit et inversement en année pluvieuse, lorsqu’il faut récolter rapidement, elle permet de vendanger jusqu’à 5 ha/jour.

 

Un travail au fil des saisons…

A chaque saison, son observation et son travail…

 

L’hiver : la vigne se repose, pas le vigneron !…
Mi-novembre : le début de la taille. Equipé de son sécateur, il parcourt les rangs de vignes durant 4 mois pour tailler chaque pied en fonction de sa vigueur. Les sarments sont rassemblés au milieu du rang pour être ensuite broyés, leur décomposition apportera l’humus nécessaire à la vigne.

 

Le printemps : la vigne se réveille, le vigneron frissonne !
Mi-mars, les températures s’adoucissent, la sève monte dans les pieds et fait « pleurer » la vigne, les bourgeons éclatent, c’est le débourrement. L’herbe pousse, il faut la maîtriser pour qu’elle ne nuise pas au développement de la vigne. Malgré la douceur du printemps, le vigneron frissonne, il craint une gelée matinale qui risque de détruire en partie la récolte. C’est aussi la période des plantations, du remplacement des pieds morts et de l’observation pour organiser la protection.

 

L’été : la vigne fleurit, le vigneron s’active !
Mi-juin, la floraison, encore une période délicate : pour une bonne récolte, il faut de la chaleur et du soleil. La vigne déborde d’énergie, le vigneron doit la contenir : il faut relever les fils, l’attacher, la rogner, la protéger des maladies et ravageurs. En août, c’est la véraison, le raisin commence à mûrir, le vigneron respire enfin, mais souvent le tonnerre gronde et les orages de grêle menacent…

 

L’automne : la vigne produit, le vigneron récolte !
Septembre, les raisins arrivent à maturité, le vigneron prépare et nettoie le matériel de récolte et de vinification. Il observe minutieusement ses parcelles, prélève régulièrement des échantillons de raisin qu’il analyse. Moment intense de réflexion !!! Il faut fixer la date et organiser les vendanges en fonction de l’état sanitaire des raisins, du taux de sucre, du taux d’acidité et des prévisions météorologiques… La vendange arrive en cave, puis les vinifications commencent. Octobre, la vigne peut enfin se reposer, elle change progressivement de couleur, elle illumine le paysage de nuances dorées avant de perdre ses feuilles. Si la météo le permet, on commence alors le travail des sols.

 

la passion en héritage...